Le gin nature, très peu de gens le boivent sec. Ce qui fait la différence entre un verre médiocre et un gin vraiment bon, c’est ce qu’on met dedans. Et non, le tonic Schweppes jaune n’est pas la seule option disponible.

préparation gin

Le gin tonic est-il vraiment la meilleure façon de boire du gin ?

Pour la majorité des gins, oui. Mais la qualité du tonic change tout au résultat final. Un Fever-Tree Indian Tonic n’a rien à voir avec un Schweppes bas de gamme : la teneur en quinine naturelle, le niveau de sucre résiduel et la taille des bulles sont complètement différents. En 2026, les tonics de référence qui font vraiment la différence sont le Fever-Tree Indian Tonic, le Fever-Tree Mediterranean, le 1724 Tonic Water (produit à 1724 mètres d’altitude dans les Andes), le Thomas Henry Tonic Water (moins sucré, très sec) et le Schweppes Premium Mixer (meilleur que le Schweppes classique, mais en dessous des précédents).

Quels tonics choisir selon le type de gin ?

Gin London Dry et tonic classique

Le Tanqueray London Dry et le Fever-Tree Indian Tonic forment probablement le duo le plus équilibré du marché à ce jour. Ratio recommandé : 1 part de gin pour 3 parts de tonic. Le Hendrick’s fonctionne mieux avec un tonic au concombre, justement le Fever-Tree Cucumber conçu pour ça. Le Bombay Sapphire s’associe très bien avec le Thomas Henry Tonic Water, dont l’amertume sèche complète les notes florales du gin.

Gin floral et fruité avec tonic aromatisé

Le Monkey 47 (47 botaniques, produit en Forêt-Noire allemande) mérite qu’on lui associe le Fever-Tree Elderflower. Les notes de sureau du tonic ne concurrencent pas les botaniques du gin, elles les prolongent. The Botanist (22 botaniques des Hébrides écossaises) s’exprime très bien avec le 1724 Tonic Water. Pour le Roku Gin japonais, tenter le Fever-Tree Ginger Ale : le gingembre relève les notes de sakura et de yuzu du gin.

Gin Old Tom et Navy Strength

Le Hayman’s Old Tom est naturellement plus sucré qu’un London Dry. Le marier avec un tonic léger en sucre comme le Thomas Henry Tonic Water rééquilibre parfaitement l’ensemble. Le Plymouth Navy Strength titre à 57°, il faut donc diluer davantage : ratio 1:4 minimum avec du Schweppes Premium Indian Tonic. Moins de gin, mais un résultat qui tient vraiment en bouche.

Peut-on boire du gin avec autre chose que du tonic ?

Absolument. Le gin n’est pas condamné au tonic. L’eau gazeuse San Pellegrino ou le Perrier donnent un gin très sec et rafraîchissant, idéal pour ne pas masquer les botaniques délicats. La Fever-Tree Ginger Beer (à distinguer du ginger ale, beaucoup plus piquante) crée un accord puissant avec un gin épicé. Le jus de pamplemousse frais pressé avec du Tanqueray No. Ten donne une boisson proche d’un Paloma revisité. Et en été, une limonade artisanale légèrement acide avec le Gordon’s London Dry passe très bien sur glace.

Quels cocktails classiques se font avec du gin ?

Les incontournables à base de gin que tout amateur devrait connaître :

  • Gin Tonic : 5 cl de Tanqueray + Fever-Tree Indian Tonic + glaçons + zeste de citron vert exprimé sur le verre
  • Negroni : 3 cl Tanqueray + 3 cl Campari + 3 cl Martini Rosso, verre old fashioned, tranche d’orange
  • Tom Collins : 5 cl gin + 3 cl jus de citron frais + 2 cl sirop de sucre de canne + eau gazeuse, verre highball
  • Gimlet : 6 cl Hendrick’s + 2 cl jus de citron vert frais + 1 cl sirop de sucre, coupe à cocktail
  • Singapore Sling : Beefeater + Cherry Heering + Cointreau + Bénédictine + jus d’ananas + grenadine

Avec quels jus de fruits le gin se marie-t-il bien ?

Jus de pamplemousse frais + Tanqueray No. Ten : mélangez environ 1 volume de gin pour 2 volumes de jus avec quelques glaçons. Vous obtenez un cocktail amer, fruité et particulièrement rafraîchissant.

Jus de citron pressé + Bombay Sapphire : associez 1 volume de gin à 1 volume de jus de citron, ajoutez un peu de sirop de sucre et complétez avec de l’eau gazeuse. Une excellente base pour un Tom Collins.

Jus de pomme verte + Hendrick’s : comptez 1 volume de gin pour 2 volumes de jus de pomme verte et ajoutez un peu de gingembre frais râpé. Le résultat est floral, frais et légèrement croquant.

Jus de tomate + Gordon’s London Dry : mélangez 1 volume de gin pour 2 volumes de jus de tomate, puis ajoutez quelques gouttes de tabasco et une pincée de sel. Une alternative intéressante au Bloody Mary.

Jus d’ananas + Beefeater Pink : utilisez 1 volume de gin pour 2 volumes de jus d’ananas et complétez avec du tonic. Vous obtenez un cocktail léger, fruité et facile à boire.

Le gin se boit-il chaud dans certaines recettes ?

Oui, et c’est méconnu. Le Hot Gin Toddy est une recette britannique très ancienne : 5 cl de Tanqueray ou de Gordon’s, 15 cl d’eau chaude (pas bouillante, maximum 80°C pour ne pas bruler l’alcool), 2 cl de miel d’acacia, 1 cl de jus de citron jaune et 2 clous de girofle. Servi en mug, c’est une boisson d’hiver réellement efficace sur les premiers symptômes du rhume. Pas la peine de prendre un gin premium pour cette recette.

Quels accompagnements servent de garniture dans un verre de gin ?

Les garnitures changent vraiment le profil aromatique du verre, elles ne sont pas juste décoratives :

  • Concombre : 2 rondelles dans le verre avec du Hendrick’s, les notes florales et fraîches explosent
  • Baies de genièvre fraîches : 4 ou 5 légèrement écrasées dans le verre avant de verser, avec n’importe quel London Dry
  • Poivre rose : 3 ou 4 grains écrasés avec du Monkey 47, renforce les notes épicées et résineuses
  • Zeste de pamplemousse : exprimer l’huile essentielle sur le verre avant d’y plonger avec du Tanqueray No. Ten
  • Basilic frais : 2 feuilles légèrement froissées avec The Botanist ou le Roku Gin

Quelle est la température idéale pour servir un gin tonic ?

Le verre doit être mis au congélateur 10 minutes avant le service. Les glaçons doivent être gros et durs, jamais pilés : les petits glaçons fondent trop vite et diluent le gin en 5 minutes. La température de service idéale se situe entre 2°C et 5°C. Le tonic doit sortir directement du réfrigérateur et être versé sur les glaçons sans remuer, pour préserver les bulles le plus longtemps possible.

Les gins premium justifient-ils leur prix pour un gin tonic ?

Ça dépend vraiment de l’usage. Un Gordon’s London Dry à 20 à 22 € le 70 cl est parfait pour les cocktails mélangés avec beaucoup d’ingrédients. Pour un simple gin tonic où le gin est la star, passer au Tanqueray London Dry à 24 à 27 € change clairement l’expérience. Le Hendrick’s à 34 à 38 € a un profil tellement singulier qu’il ne convient qu’avec le bon tonic. Le Monkey 47 à 45 à 52 € les 50 cl est pour les amateurs qui veulent explorer les botaniques. Et The Botanist à 38 à 43 € les 70 cl reste l’un des meilleurs rapports complexité/prix sur le marché en 2026.

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